Positionnement de la CFE-CGC sur l’accord « Egalité professionnelle entre les femmes et les hommes » 2026-2030
Globalement, la CFE-CGC considère que cet accord destiné aux salariés et aux agents de l’ASNR pour la période 2026-2030 marque une intensification des engagements et une structuration plus précise des outils par rapport à l’accord 2024-2026 de l’IRSN.
Après de longues semaines de négociations, des avancées notables ont ainsi été obtenues :
- Des objectifs chiffrés de représentation plus ambitieux
L’accord 2026-2029 fixe des cibles pour la féminisation des instances de direction et d’encadrement, allant au-delà des simples obligations légales mentionnées dans le précédent accord : taux de 43 % de femmes pour le premier niveau de management, le second niveau, ainsi que pour l’équipe de direction d’ici 2029 ; avec un engagement sur une progression d’environ un point de pourcentage par an pour atteindre ces cibles.
- La création de l’Index ASNR
L’accord prévoit la mise en place d’un outil de pilotage interne propre à l’ASNR qui a pour but d’harmoniser la mesure des écarts pour les personnels de droit privé et les agents publics (rémunération, avancement, augmentation et mixité parmi les 10 plus hautes rémunérations).
- Le renforcement du recrutement et du parcours professionnel
Le nouvel accord introduit des exigences de parité plus strictes et de nouveaux dispositifs d’accompagnement (Parité dans la présélection, Programme de mentorat interne, Identification des talents pour anticiper les successions sur les postes clés…).
- L’accélération de la formation des managers
Les ambitions en matière de formation sont revues à la hausse dans le nouvel accord qui prévoit de former 100 % des managers aux enjeux d’égalité et de prévention des biais cognitifs d’ici 2029 (contre un objectif de 50 % en 2026 dans l’accord précédent).
Le module spécifique « égalité professionnelle » de l’École du management devient ainsi obligatoire pour les nouveaux managers.
- Le soutien à la parentalité et articulation des temps
Le nouvel accord pérennise et complète les mesures de conciliation : guide de la parentalité, définition des modalités d’accompagnement du congé supplémentaire de naissance, élargissement du droit au télétravail pour les femmes enceintes…
C’est pourquoi la CFE-CGC a décidé de signer l’accord « Egalité professionnelle entre les femmes et les hommes » pour la période 2026-2030 tout comme la CFDT. Cependant, la CFE-CGC déplore que ces négociations aient abouti à un PV de désaccord : en l’absence de signature CGT, les signatures CFDT salariés et CFE-CGC ne sont pas suffisantes.
Conséquences sur la publication du « violentomètre »
Dans le nouvel accord, la publication et la diffusion d’un violentomètre sont actées pour 2026, accompagnées d’un plan de communication et de sensibilisation pour l’ensemble du personnel.
=> A noter que lors de la F3SCT du 10 juin 2026, les référentes harcèlement sexuel et agissements sexistes (HSAS – Christèle WAMPACH et Sandrine ROCH-LEFEVRE) ont rappelé que le violentomètre était un outil qui avait été d’ores et déjà développé en collaboration avec DRH et dont la publication était déjà actée dans l’accord égalité H/F 2024-2026 de l’IRSN. Les référentes HSAS ont demandé à ce que la finalisation de cette publication n’attende pas le déploiement du plan d’action potentiellement mis en place à l’issue du protocole de désaccord.
